Néosoft x Verdikt
Domaine
Services IT (ESN)
Secteur
Public et privé
Pays
France
Année
2025
Comment Néosoft a transformé une obligation réglementaire en avantage concurrentiel
Alors que les exigences de la CSRD se renforcent et que les entreprises clientes exigent désormais de leurs fournisseurs qu'ils communiquent les données relatives aux émissions de scope 3 tout au long de leur chaîne d'approvisionnement, Néosoft a choisi de prendre les devants.
Grâce au déploiement de la plateforme Verdikt, ce cabinet de conseil en transformation numérique mesure désormais l'empreinte carbone de ses propres opérations informatiques et des projets IT qu'il réalise pour ses clients — et utilise ces données pour remporter de nouveaux contrats.
Dans cet article
Sur la chaîne Verdikt
Pour faire court
Ce que vous apprendrez en 2 minutes
Qui ?
Néosoft, un cabinet de conseil français spécialisé dans la transformation numérique, au service tant du secteur public que des entreprises privées.
Quel était le problème ?
Des engagements contractuels en matière de RSE à respecter — sans outil de mesure fiable ni données vérifiables — alors que leurs clients du secteur public subissaient eux-mêmes la pression de la loi REEN et de critères carbone de plus en plus stricts dans les marchés publics.
Quelle a été la solution ?
Déployer la plateforme Verdikt simultanément dans deux domaines : le SI interne de Néosoft ET les projets IT réalisés pour ses clients.
Quels ont été les résultats ?
Inventaire centralisé des actifs informatiques (en remplacement des feuilles de calcul Excel manuelles) I Mesure précise de l'empreinte carbone, fournie par les fabricants, pour chaque mission I Avantage concurrentiel mesurable dans les appels d'offres et les soumissions I Accompagnement à la mise en conformité avec la loi REEN pour les clients du secteur public I Un effet d'entraînement : les clients de Néosoft évaluent désormais leur propre empreinte carbone
Et maintenant ?
Passer de l'analyse à l'action : politique de renouvellement du matériel, mobilité sobre en carbone, réévaluation complète en 2026.
LE CONTEXTE
La pression réglementaire devient un critère de sélection
Depuis l'entrée en vigueur de la directive sur le reporting en matière de durabilité des entreprises (CSRD), les grandes entreprises relevant de son champ d'application — celles comptant plus de 1 000 salariés et dont le chiffre d'affaires dépasse 450 millions d'euros — sont tenues de publier leurs émissions de gaz à effet de serre, y compris celles relevant du scope 3.
Les achats informatiques — développement de logiciels, services gérés, intégration de systèmes, conseil en transformation numérique — relèvent clairement de ce périmètre de scope 3. Concrètement, cela signifie que les équipes chargées du développement durable et des achats au sein des grandes entreprises se tournent vers leurs prestataires de services informatiques et exigent des données fiables sur les émissions au niveau des projets.
Le message venant du terrain est sans équivoque : les ESN qui ne sont pas en mesure de répondre à cette question sont écartées des listes de fournisseurs privilégiés — non pas en raison de leurs tarifs ou de leurs capacités techniques, mais parce qu'ils ne disposent pas de données environnementales exploitables.
Le bilan carbone IT est désormais intégré dans les grilles d'évaluation des appels d'offres. Les ESN qui ne mesurent pas sortent des panels.
Christine HECKMANN - CEO de VERDIKT
Pour Néosoft, il ne s'agit pas d'une préoccupation purement théorique. David COUDERT, engagement manager depuis quatre ans au sein de l'entreprise, y est confronté au quotidien :
« Je gère un portefeuille de clients dont les contrats prévoient des engagements en matière de RSE — notamment en ce qui concerne le suivi et l'impact environnemental généré par nos équipes pour nos clients. »
Le défi de Néosoft
Mesurer sans alourdir la charge des équipes
À l'instar de nombreux prestataires de services informatiques, Néosoft a rapidement compris la nécessité de disposer d'un système structuré et fiable de mesure des émissions de carbone, sans pour autant alourdir la charge de travail des chefs de projet.
Quatre priorités ont guidé cette approche :
- Répondre aux exigences Scope 3 des clients grands comptes, en particulier dans le secteur public
- Intégrer la mesure de l'empreinte carbone dans les propositions commerciales pour en faire un argument de différenciation
- Fournir, à la fin du projet, des livrables certifiés pouvant être directement intégrés dans les rapports destinés au client, sans qu'aucune retouche ne soit nécessaire
- Garantir la conformité à la loi REEN pour les clients du secteur public
Le point de départ était simple mais révélateur : des inventaires d'actifs gérés à l'aide de feuilles de calcul Excel envoyées manuellement aux clients, et aucun outil de mesure structuré de l'empreinte carbone des prestations. Les clients du secteur public eux-mêmes n'avaient pas de solution . Comme le résume David:
« lls savent qu'ils doivent mesurer, ils savent qu’ils sont sous pression. Mais ils ne savent pas par où commencer. Ils partent de zéro. »
La solution
Verdikt déployé dans deux environnements
Néosoft a déployé deux offres de la plateforme Verdikt :
Offre n° 1 : Bilan carbone SI
Une vue d'ensemble de l'empreinte du SI de Néosoft, couvrant l'ensemble des dimensions environnementales : climat, eau, énergie, ressources et biodiversité — dans tous les domaines IT (lieu de travail, infrastructure, réseaux, cloud, applications et fournisseurs).
Offre n° 2 : Mesure de l'empreinte de projets IT
Évaluer l'empreinte carbone de chaque mission réalisée pour ses clients, projet par projet, en intégrant les données constructeurs sur l'impact des équipements, les déplacements des équipes et les caractéristiques de chaque mission.
Deux objectifs ont guidé le déploiement :
Mesurer pour agir
Identifier les leviers de réduction d'impact prioritaires et former les équipes via la plateforme. Deux découvertes ont particulièrement surpris les équipes.
Tout d'abord, l'impact réel des équipements IT, souvent sous-estimé : un smartphone dans la poche a un bilan carbone significatif, même s'il semble nul sur le papier.
Ensuite, il existe de nettes disparités géographiques dans les habitudes de déplacement domicile-travail. David le décrit sans détour :
« À Limoges, on prend quasiment tous la voiture et je vois que l'impact carbone est plus important pour les personnes qui travaillent depuis Limoges que depuis Bordeaux, Nantes ou Paris. »
Une réalité invisible sans ces données, mais qui apparaît clairement dès qu'on les a.
Comparer pour décider
Éclairer les décisions stratégiques par la donnée environnementale, avec un benchmark sectoriel permettant une vision quantitative de ce qui pèse par rapport aux pairs.
Les résultats
De la conformité à l'avantage commercial
Le déploiement de Verdikt chez Néosoft a eu un double impact :
Impact opérationnel et réglementaire
- Un inventaire centralisé et fiable des actifs informatiques, une source unique d'informations remplaçant les feuilles de calcul éparpillées, accessible aux équipes des achats et des ressources humaines
- Un suivi détaillé des habitudes de déplacement des employés, qui alimente directement les politiques RH internes (avec des mesures incitatives en faveur des choix à faible empreinte carbone)
- Conformité à la loi REEN assurée pour les clients du secteur public
- Des données d'émissions certifiables et conformes aux normes du Scope 3, qui s'intègrent directement dans les rapports de développement durable des clients sans nécessiter de retraitement
- Les premiers leviers de réduction ont été identifiés, et une réévaluation complète est prévue pour 2026
Impact commercial
La différence entre les offres est flagrante. Alors que les concurrents proposent des estimations approximatives, Néosoft fournit des chiffres précis, vérifiables et provenant directement des fabricants. David en explique clairement les conséquences :
« La part attribuée au RSE dans la notation des appels d'offres ne cesse de prendre de l'importance. Cela nous permet de maîtriser pleinement cet aspect de la notation et nous ouvre des marchés auxquels nous n'avions pas accès auparavant. »
Cette approche crée également une dynamique qui s'autoalimente. Lorsque David présente l'outil de mesure Verdikt aux équipes d'approvisionnement de ses clients, cela les incite systématiquement à évaluer leur propre empreinte écologique et à impliquer leur propre chaîne d'approvisionnement. Néosoft passe ainsi du statut de simple fournisseur à celui de copilote de la performance environnementale de ses clients.
| Avant Verdikt | Avec Verdikt |
|---|---|
| ✕Feuilles de calcul Excel créées manuellement | ✓ Inventaire centraliséet fiabilisé |
| ✕Estimations approximatives | ✓ Des mesures précises, fournies par le fabricant |
| ✕Suivi de la mobilité non structuré | ✓ Suivi par collaborateur, intégré au système RH |
| ✕Déclarations RSE génériques | ✓ Une différenciation structuréeet fondée sur des données probantes |
| ✕Non-respect de la conformité REEN | ✓ Solution clé en mainpour les clients du secteur public |
Leurs témoignages
Verdikt apporte quelque chose qui n'existait pas chez nos clients, qui n'existait pas chez nous, et qui répond à des enjeux globaux — sur les marchés publics et même hors marchés publics.
David Coudert Engagement Manager, NéosoftTrois principes pour bien faire les choses
L'expérience de Néosoft met en évidence trois conditions indispensables pour que la mesure de l'empreinte carbone IT soit réellement efficace en contexte ESN.
1. Segmenter avant de mesurer
Renforcement des effectifs, développement cloud-native, services gérés : chaque modèle de prestation comporte ses propres facteurs de risque principaux. La première étape consiste à comprendre ce que l'on mesure et pourquoi, afin que la méthodologie soit adaptée à la réalité de chaque type de mission.
Chez Néosoft, c'est ce qui a mis en lumière les disparités géographiques inattendues qui guident désormais les décisions opérationnelles concrètes.
2. Éviter de créer des tensions au sein des équipes
La mesure qui fonctionne est celle que les chefs de projet ne voient pas passer. Si l'outil génère de la charge, il ne tient pas dans la durée. Verdikt est conçu pour s'intégrer aux outils existants — ITSM, CMDB, outils de gestion de projet — sans surcharge opérationnelle.
3. Livrer quelque chose que le client peut utiliser
Un bilan carbone certifiable, compatible CSRD, intégrable directement dans le reporting Scope 3 du client sans retraitement : c'est ça la véritable valeur ajoutée. Pas un PDF de plus, mais un livrable structuré qui répond à une obligation réglementaire réelle. C'est ce que David présente aux équipes achats de ses clients. Et c'est ce qui déclenche un effet boule de neige.
FAQ
Pas nécessairement de manière directe — à moins qu'ils ne dépassent eux-mêmes les seuils fixés par la CSRD. Mais ils sont soumis à une obligation indirecte : leurs clients soumis à la CSRD doivent inclure les émissions de leurs fournisseurs dans leurs rapports de scope 3, ce qui crée de facto une obligation de fournir des données fiables sur les émissions de carbone, quel que soit le statut réglementaire du prestataire lui-même.
La loi REEN (loi visant à réduire l’empreinte environnementale du numérique en France) impose aux collectivités territoriales et aux organismes publics français de mesurer et de réduire l’impact environnemental de leurs systèmes informatiques. Pour leurs prestataires informatiques, cela se traduit par une demande directe de données structurées sur les émissions de carbone — et une opportunité évidente pour les entreprises déjà en mesure de les fournir.
Via la plateforme Verdikt, qui intègre les données constructeurs sur l'impact des équipements, les déplacements des équipes et les caractéristiques de chaque projet. Cela produit une mesure précise et auditable — à la différence des estimations à grosse maille encore pratiquées par de nombreux concurrents.
Deux constatations ont particulièrement surpris les équipes : l'impact carbone réel des équipements informatiques (en particulier des smartphones, qui sont systématiquement sous-estimés) et les disparités géographiques importantes en matière de trajets domicile-travail. Les employés travaillant dans des villes plus petites, où les transports en commun sont limités, génèrent des émissions liées aux déplacements nettement plus élevées que ceux travaillant dans des centres urbains bien desservis.
Non. Il concentre la CSRD sur les entreprises de plus de 1 000 salariés et 450 M€ de chiffre d'affaires — précisément les clients les plus stratégiques des ESN, dont les exigences contractuelles portent le plus de poids. La pression sur les prestataires IT reste entière.
Les deux référentiels principaux sont le GHG Protocol (Scope 1, 2 et 3) et le Bilan Carbone® de l'ADEME. Pour une granularité spécifique au numérique, le référentiel GR491 et les lignes directrices GreenIT.fr couvrent les équipements digitaux, les patterns d'usage et les infrastructures.
Trois livrables concrets font la différence : une évaluation carbone du projet au lancement, une feuille de route de réduction intégrée à la gouvernance contractuelle, et un rapport d'impact certifié remis à la clôture. Ces éléments constituent des preuves tangibles là où les concurrents ne fournissent que des déclarations d'intention.
Bilan carbone de l'IT comme avantage concurrentiel
Néosoft l'a fait
Les ESN qui agissent dès maintenant se forgent un avantage concurrentiel durable et s'assurent une place privilégiée auprès de leurs clients les plus stratégiques. Néosoft l'a fait. D'autres s'y mettent actuellement...
C'est aujourd'hui qu'il faut se lancer !
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Ce qui différencie aujourd'hui deviendra un prérequis demain.
Christine Heckmann - CEO de Verdikt
En tant que cabinet de conseil en transformation numérique, nous utilisons deux offres de la plateforme : l'outil de mesure du bilan carbone SI et la mesure de l'empreinte des projets stratégiques de nos clients.
Florence Mazaudier Responsable de l'offre numérique responsable, groupe Néosoft